Interview de Julie Nicolas, fondatrice Echostéo et diplômée Ostéobio

 

 

 
 

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Echostéo est une association à but non lucratif qui a été créée en 2014. Elle a pour but d'étendre les frontières de l'ostéopathie, donc dans un premier temps c’étaient les frontières géographiques auxquelles on a pensé en 2014 puisque l'ostéopathie c’est une thérapie manuelle qui n’est pas du tout répandue dans le monde. C’est limité à quelques pays riches dans lesquels elle est reconnue. Mais déjà entre ces pays riches il y a très peu d’échange. Par exemple, le diplôme français n’est pas reconnu en Angleterre donc ça reste hyper cloisonné et sans parler de tous les autres pays du monde en fait où ça n'existe pas du tout. Donc du coup ça fait qu'il y a des systèmes de santé, des populations qui sont privés d'une thérapie manuelle qui est peu coûteuse, qui a besoin de peu de matériel et qui diminue quand même la prise médicamenteuse. Donc du coup nous on était partis de ce constat-là, qu’il y avait potentiellement un besoin de répandre un peu l'ostéopathie dans des pays en voie de développement, où il y a un système de santé qui est déjà efficace mais dans lequel la thérapie manuelle de manière générale n'est pas très très développée. Ensuite on s'est rendu compte que les étudiants, forcément partant de là il y avait très très peu d’échanges internationaux aussi pendant les études, pas que pendant les études. Mis à part quelques baroudeurs et quelques baroudeuses, il y en avait très peu finalement qui allaient faire expérience à l'étranger. Alors que d'autres jeunes qui font des études supérieures, c'est facile aujourd'hui de faire des études avec des stages à l'étranger, des choses comme ça. Et c'est vrai qu'en ostéopathie, on trouvait que ça manquait un petit peu et puis c'est une expérience professionnalisante qui est hyper enrichissante et hyper intéressante, donc c'est comme ça qu'on a eu envie de créer Echostéo. Les étudiants d’Ostéobio et d'autres écoles d'ostéopathie, on a des étudiants du CESO aussi, on a des étudiants de l'ULB à Bruxelles, aussi de la BSO à Londres et on a une étudiante d'une école de l'Est dont je ne me rappelle plus le nom. Donc des étudiants en ostéopathie qui sont à priori français, belges, anglais. Jusqu'à présent, on avait mis en place des partenariats avec des hôpitaux en Arménie. On avait choisi l’Arménie parce que c'était un pays en voie de développement, facile d'accès depuis la France pour des budgets étudiants et associations, jeunes associations. Et puis en fait, on avait eu des contacts avec mon collègue cofondateur du coup de l'association Samuel Hagiakian, qui a des origines arméniennes. Et puis on avait mis en place du coup des partenariats avec des hôpitaux en Arménie dans deux villes, où on faisait des consultations gratuites. Enfin les étudiants réalisaient des consultations gratuites, sous la surveillance d'ostéopathes diplômés. Et donc du coup c'était bénévole ! Les étudiants partaient sur des périodes de deux semaines, où nous on s'occupait de l'hébergement, d'une partie des repas, des transports sur place. On avait acheminé aussi des tables de pratique pour faire de l'ostéopathie dans les hôpitaux. Pour le coup, il n’y a pas besoin de beaucoup matériel en ostéopathie, mais en Arménie il n’y avait pas beaucoup de matériel dans les hôpitaux ! Donc du coup, ils réalisaient pendant deux semaines des consultations gratuites dans différents endroits du pays. Et donc, on faisait ça sur la période grandes vacances, donc principalement en été quand les étudiants n’avaient pas cours. Là, cette année, ça s'avère un petit peu compliqué parce que déjà il y a la pandémie de Covid un peu partout dans le monde et l'Arménie n'est pas épargnée. Les vols ce n’était pas sûr que ce soit maintenu… Enfin, on a déjà tout annulé pour 2020, on n'a rien fait cette année. Et puis en plus de cela, il y a la guerre avec l’Azerbaïdjan qui a repris. Donc nous, on est bien sûr complètement solidaire des populations qui souffrent, mais on ne veut pas non plus envoyer nos étudiants dans un pays étranger, dans une situation de pandémie plus guerre. Donc à priori, on ne partirait pas non plus en Arménie, cette année, en 2021. Par contre, du coup on a repris le terme « étend les frontières de l'ostéopathie » un peu différemment en se disant mais en fait chez nous aussi il y a plein de populations qui n’ont pas accès à l'ostéopathie, des gens qui sont défavorisés, qui ne connaissent pas, qui n’ont pas les moyens, qui n’ont pas forcément de mutuelle, de complémentaire santé pour les aider à aller chez un ostéopathe. Et donc du coup, on est en train de faire… enfin, on est en contact avec plusieurs associations dans le social pour faire des interventions en région parisienne, cette année en 2021. Donc avec pareil, le même principe des étudiants bénévoles. Ça ne serait pas sur deux semaines, ça serait plutôt des demi-journées, des journées ou éventuellement des week-ends, si on allait ailleurs qu'à Paris. Et donc, ce n'est pas encore, ce n'est pas encore prêt à fonctionner, mais on est en train de mettre ça en place. Et donc, pour 2021 ce n’est pas encore finalisé, mais quand on aura des nouvelles on le fera savoir sur les réseaux sociaux et puis en contactant les étudiants qui nous avaient déjà fait part de leur intérêt pour participer cette année. [Musique] Pour nous contacter, on a une adresse echosteoatgmail [dot] com (), on a une page Facebook et une page Instagram. Donc n'hésitez pas à nous contacter et on répond au message le plus vite possible.

Pauline Lecourt, ostéopathe à Grenoble (38) diplômée en 2014

Je suis fière de l’enseignement rationnel de qualité que j’ai reçu. Le métier d’ostéopathe m’a été transmis avec passion et aujourd’hui c’est avec assurance que j’assure la prise en charge de mes patients.

Lélia Ferbus, ostéopathe à Ecueillé (36) diplômée en 2016

Un grand merci à Ostéobio de m’avoir permis de devenir une ostéopathe qualifiée. La qualité de l’enseignement ainsi que l’expérience obtenue grâce au projet professionnel effectué sous la tutelle d’un ostéopathe aguerri m’ont permis de m’installer sans soucis majeur et d’être reconnue par les patients et les médecins généralistes des alentours. Ces derniers orientent d’ailleurs leurs malades vers moi. En six mois de temps, ma patientèle s’élargit régulièrement, atteignant la fourchette de 20 à 25 personnes par semaine, et elle continue de s’accroître. Les retours que j’ai pu recevoir de la part de professionnels du monde médical ou autre ne sont que positifs.

Margot Maurel, ostéopathe à Puteaux, diplômée en 2014

Mon cabinet tourne à plein régime malgré la concurrence ! Après bientôt trois années de recul, c’est incroyable comme j’ai l’impression d’avoir été bien formée à mon métier ! Alors merci ?

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