Quand on est en terminale, on a souvent l’impression que tout se joue maintenant.
Choisir une formation, une filière, une école… et surtout ne pas se tromper.
Au delà de cette impression, la réalité ne dit pas la même chose : beaucoup d’étudiants changent de voie après leur première année, et cela concerne tous les types de formations.
La question n’est donc pas seulement “est-ce grave de se réorienter ?”, mais plutôt :
👉 qu’est-ce que ça change vraiment pour la suite des études ?
Pour tenter d’y répondre, on peut s’appuyer sur une étude de l’Institut des Politiques Publiques (IPP), qui s’est penchée sur les effets concrets d’une réorientation en première année d’études supérieures.
L’objectif ici n’est pas de conseiller une orientation, mais de mettre des mots et des faits sur une situation que vivent beaucoup d’étudiants.
La réorientation après la première année : une situation plus fréquente qu’on ne le pense.
Chaque année, une part importante des étudiants ne poursuit pas dans la formation commencée après le bac.
Ce constat, l’étude de l’Institut des Politiques Publiques (IPP) le confirme : la réorientation est loin d’être marginale.
Ce qui est intéressant, c’est que cette réorientation ne concerne pas uniquement :
- des étudiants “en difficulté”,
- ou des choix faits à la légère.
Elle concerne aussi des étudiants sérieux, investis, mais qui réalisent, parfois tardivement, que :
- la manière d’enseigner ne leur correspond pas,
- le contenu réel du cursus ne correspond pas à ce qu’ils imaginaient,
- ou que le métier visé ne les motive pas autant qu’ils le pensaient.
Autrement dit, se réorienter n’est pas forcément un abandon. C’est souvent un ajustement.
Ce que montre l’étude IPP
L’étude de l’IPP met en évidence un point clair :
👉 le fait de se réorienter après une première année d’études supérieures n’entraîne pas, en soi, une baisse des chances de réussite.
Les chercheurs montrent même que les étudiants qui parviennent à intégrer la formation demandée lors d’une réorientation obtiennent plus souvent un diplôme que ceux qui n’y accèdent pas.
En revanche, l’étude ne cherche pas à expliquer les raisons personnelles ou psychologiques de cette réussite : elle mesure un effet, indépendemment des mécanismes individuels qui le produisent.
Ce que l’étude ne mesure pas, mais que l’on peut raisonnablement envisager
Cette étude ne mesure pas :
- la motivation,
- l’intérêt pour les cours,
- le “bon choix” subjectif,
- ni le sentiment d’être à sa place dans la formation.
👉 Les éléments suivants ne sont donc pas des conclusions de l’étude, mais des clés de compréhension, issues de l’observation du terrain et de la recherche en sciences de l’éducation.
Lorsqu’une réorientation “fonctionne”, elle permet à certains étudiants :
- de mieux comprendre ce qui est réellement attendu dans l’enseignement supérieur,
- de s’engager dans une formation avec plus de lucidité,
- de retrouver de l’intérêt pour les apprentissages proposés.
Si ces éléments ne sont pas mesurés dans l’étude, ils sont souvent évoqués par les étudiants eux-mêmes lorsqu’ils expliquent leur parcours après une première année d’études.
Au delà de l’analyse de l’IPP, par exemple dans les formations en santé, cet ajustement est particulièrement visible
Dans des formations comme l’ostéopathie, la motivation ne repose pas uniquement sur l’intérêt pour les sciences.
Elle repose aussi sur :
- le contact avec les patients,
- la capacité à observer, analyser, décider,
- l’acceptation d’une formation longue et exigeante.
À Ostéobio, nous rencontrons régulièrement des étudiants passés par une autre filière avant de s’orienter vers l’ostéopathie.
Sans en faire une règle générale, beaucoup expliquent qu’ils ont désormais une idée plus claire :
- de ce que demande une formation sérieuse,
- de ce qu’ils attendent d’un futur métier,
- et de ce qu’ils sont prêts à investir pour leur avenir professionnel.
La réorientation n’a pas “réglé tous les problèmes”, mais elle a souvent permis de poser un cadre plus réaliste.
Réorientation et ostéopathie : un choix qui engage
S’orienter vers l’ostéopathie, que ce soit directement après le bac ou après une réorientation, implique de s’engager dans un parcours précis :
- 5 années de formation,
- une forte part de pratique,
- une responsabilité progressive vis-à-vis des patients.
Les étudiants qui arrivent après une première expérience dans le supérieur font généralement ce choix avec plus de lucidité sur ce que cela implique au quotidien.
Cela ne garantit pas la réussite, mais cela change souvent la manière d’aborder les études.
Dans les formations de santé, où l’exigence est forte et le lien humain central, la capacité à comprendre ce qui nous convient réellement et à s’engager fortement dans un parcours, jouent un rôle essentiel.
Chez Ostéobio, nous constatons que les étudiants qui avancent le mieux sont ceux qui savent pourquoi ils sont là, qu’ils nous viennent directement du lycée, ou d’une réorientation.
👉 Comprendre avant de s’engager reste le meilleur point de départ.
Découvrir notre formation initiale
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter un article du Parisien où différents étudiants témoignent de leur parcours de réorientation :